Price avait une formation de chimiste, et avait aussi travaillé sur les transistors électroniques. Après une confortable indemnité de sa compagnie d’assurance pour une tumeur thyroïdienne, il avait abandonné sa femme et ses deux enfants pour s’établir à Londres.
De plus en plus hanté par sa quête de l’altruisme, il accueillait chez lui de parfaits étrangers, des sans-abri qui parfois le volaient. Il en était venu à se dépouiller de tous ses biens, ses vêtements et sa maison. Quand il ne lui resta plus rien, il se trancha la gorge avec des ciseaux et mourut en janvier 1975.
Lors de ses funérailles, son cercueil était suivi de cinq sans-abri échevelés, frissonnant de froid et exhalant une mauvaise odeur. Ils étaient accompagnés de deux éminents biologistes qui avaient connu Price dans de meilleurs jours.
Son extrême générosité avait fait de lui un vagabond tout comme ceux qu’il s’efforçait de tirer de la misère.
Peut-on tirer une leçon de cette histoire?