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| Jean-Guy Roy - Bonne semaine ! |
19 avril 2011 - La campagne électorale
fédérale bat son plein. Nous en sommes même dans le dernier droit, quasiment
dans un sprint, de ce marathon a mari usque ad mare. Les promesses sont toujours
au rendez-vous et fusent de toute part, les milliards valsent allègrement entre
dénonciation et illusion. Les deux débats des Chefs, expérience sommet tant
attendu de toute élection, ne semblent pas avoir impressionné personne cette
fois-ci. Rien de neuf à nous mettre sous la dent, rien de convaincant et de
mobilisant. À chaque fois, les analystes mesurent les performances des
Chefs, scrutent les gestes de l’un, le regard de l’autre, analysent les
interventions, additionnent les promesses chiffrées à la volée. Événement
médiatique qui mise davantage sur le contenant que sur le contenu, sur l’image
plus que sur la densité et la pertinence du propos. Est-ce que le débat des
Chefs était à l’image de la campagne? |
Dans cette campagne assez terne merci, nous avons l’impression que Madame Paillé est devenue plus populaire que les Chefs. Au fait, c’est cette dame de la Mauricie qui a gagné le débat, dont tout le monde parlait au lendemain de ce spectacle télévisé. Retombées minimes pour les Chefs, somme toute. Plusieurs observateurs ont l’impression d’assister à un jeu théâtral où tout est mesuré, peaufiné pour ne pas trop surprendre les téléspectateurs quoi. Nous assistons toujours aux mêmes débats stériles, aux acrobaties verbales caduques et aux cocasseries quasi redondantes. La politique canadienne ne vole pas très haut par les temps qui courent dans ce pays pas mal étriqué. Nous le savons tous, cette politique accuse plus d’un revers à son actif; gérer ce vaste ensemble disparate n’est pas de tout repos, voire quasi impossible. Les grands ténors du fédéralisme renouvelé ou asymétrique ont beau clamé haut et fort l’unité de ce pays, la réalité est loin d’être aussi limpide pour des millions de Canadiens quelque peu désabusés par nos élus malheureusement trop technocrates à leur goût. Quoi qu’il en soit, il faudra bien voter le 2 mai prochain avec clairvoyance autant que possible. Faire un choix judicieux dans les circonstances n’est pas une mince affaire. Mais avant les élections, fort heureusement, il y aura quand même la fête de Pâques.
À travers les fleurs magnifiques, le jambon traditionnel, les œufs colorés, les chocolateries fines, la fête de Pâques nous revient tous les ans au printemps rappeler quelque peu le sens de notre itinéraire. Elle coïncide magnifiquement avec l’arrivée du printemps, saison de la vie qui renaît, qui rebondit de façon éclatante pour nous éblouir. Mais il n’y a pas de célébrations pascales sans la Semaine sainte, celle de la passion du Christ. Cette semaine, s’est ouverte il y a deux jours par le dimanche des Rameaux que l’on considère comme l’une des douze grandes fêtes de l’année liturgique chez les catholiques Qui n’a pas entendu ce récit de l’entrée triomphale du Christ à Jérusalem? Il en reste peut-être chez plusieurs un brin de souvenir qui plonge dans une lointaine enfance Nous le savons tous, ou presque, cette semaine est un mémorial de la passion du Christ dont le point culminant est la fête de Pâques qui rappelle la résurrection du Christ.
Qui n’a pas vu et entendu à répétition sur le petit écran l’éditeur de la revue La Semaine clamant cette expression : « Bonne semaine! » Pour les chrétiens dans le monde entier, cette expression populaire prend tout son sens en ce temps liturgique. Sur le chemin de Pâques, le Crucifié a vaincu la mort, la pierre a été roulée, le tombeau est vide à jamais. Jésus de Nazareth, pour les chercheurs de sens, parcourt toujours les routes du monde à la rencontre de ceux qui doutent, luttent, souffrent et cherchent. Depuis plus de deux milles ans, ce routier de l’Éternel sillonne les chemins sinueux de nos vies pour nous révéler à nous-mêmes, nous rendre meilleurs et plus attentifs à nos frères. Oui, c’est une bonne semaine! Pâques, au fond, c’est plein de vie!
En cette fin de course électorale, profitons du bref congé pascal pour comprendre et saisir les enjeux pas toujours clairs de cette élection assez pépère merci. L’objectif d’un gouvernement majoritaire, ne suffit pas pour soulever l’enthousiasme des foules. Pour l’emballement, la motivation, le leadership, on y repassera! À tous ceux et celles qui cherchent toutefois un peu de lumière dans le parcours de leur vie, le triduum pascal demeure sans contredit une source vivifiante qui a inspiré et inspire toujours depuis deux milles ans tant d’humains en quête de vérité, d’absolu et d’infini. Pour un supplément d’âme, pour s’élever au-dessus de la morosité ambiante, c’est un risque à prendre sans hésitation. Bonne semaine… sainte !
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 | Citation | Ne commence pas la journée avec les blessures d'hier! |

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