Branle-bas de sauvetage dans la région du Haut-Richelieu où près d’un millier de militaires déployés donnent sans relâche du renfort à une population dévastée. Le lent retrait des eaux des derniers jours de la rivière Richelieu a donné un peu de répit aux communautés sinistrées. Plus de 100 000 sacs de sable furent distribués pour protéger 175 propriétés résidentielles. La Sûreté du Québec y contribue aussi en déployant des effectifs nautiques supplémentaires. L’heure est à la solidarité et les Québécois y répondent généreusement. Le gouvernement du Québec a déjà versé plus de 1,1 million $ pour venir en aide aux sinistrés, mais cela ne sera pas suffisant devant l’ampleur de la catastrophe. Les citoyens de la région, durement touchés, ne sont toutefois pas au bout de leurs peines. Les observateurs signalent que la rivière Richelieu n’est pas encore entrée dans son lit et que l’évacuation des eaux pourrait prendre au moins une semaine si le ciel demeure clément. Le pire semble dernière les sinistrés, mais le retour à la vie normale représentera tout un défi pour eux. Au total, c’est plus de 3 000 maisons qui sont inondées et 2 000 personnes de la région qui ont été évacuées.
Nous le savons bien, une inondation peut être causée par de fortes pluies, la fonte rapide des neiges, la crue soudaine des rivières, le bris d’un barrage, des marées anormalement hautes produites par des vents violents ou encore des énormes vagues produites par des tremblements de terre sous-marins, etc. Selon Manuel Signet, « quand il pleut ou que la neige fond, 70% de l’eau peut-être retenue par la végétation, une partie de l’eau peut être évaporée. Quand la glace fond, 30% de l’eau se retrouve dans les rivières, les ruisseaux ou sous la terre. » En fait, les inondations sont l’aléa climatique naturel le plus répandu sur le globe. Elles peuvent survenir dans toutes les régions du monde et affectent des populations entières annuellement.
Selon l’Institut international de l’eau de Stockholm (SIWI), c’est près de 70 millions de personnes qui sont touchées par les inondations annuellement. En fait, ce sont les catastrophes naturelles qui produisent le plus de dégâts. Comme on peut l’imaginer aisément, ce sont dans les pays pauvres que les victimes sont plus nombreuses et les dégâts matériels les plus imposants. Dans certaines régions du monde, les inondations font partie du cycle naturel des saisons et elles sont responsables d’environ 40% des accidents mortels dus aux catastrophes naturelles. Que nous réserveront les prochains jours? Certes, selon la météo, un ciel plus clément et un horizon plus serein.
Après cet hiver un peu longuet, les citadins pourront enfin se tourner vers les rayons du soleil pour respirer profondément et goulûment un air revigorant. Un peu partout ces jours-ci, la nature reprend ses droits et nous étonnera encore dans les prochaines semaines par ses coloris et ses pousses nouvelles. Dans les jours qui viennent, les terrasses se rempliront de sons rieurs, les parcs publics regorgeront de marcheurs, de nombreux piqueniqueurs chercheront un espace de calme sous un arbre bien feuillu et quasi centenaire. Oui, le printemps redonne des ailes!
Ne nous décourageons pas le printemps fait petit à petit son chemin, les oiseaux chantent comme jamais et la riche flore du Québec retrouve progressivement ses couleurs d’antan. En ces jours qui deviennent plus cléments, rien ne vaudra une belle promenade dans la forêt la plus proche. Un enfant de 7 ans disait : « Le printemps c’est quand la neige fond et qu’elle repousse en gazon. » Espérons que les sinistrés du Haut-Richelieu retrouveront un peu de gazon vert, mais surtout beaucoup d’espoir pour reprendre une vie normale. Soyons solidaires !