Pour les Américains qui se préparent aux présidentielles, ils ne semblent plus encenser le jeune président Barak Obama devant l’échec lamentable de la reprise économique et de l’emploi. Pour leur part, les candidats républicains jubilent quelque peu et semblent se bousculer au portillon à l’aube du congrès d’investiture de leur parti. Non, l’optimisme n’est pas à son comble par les temps qui courent!
En parlant d’optimisme, des chercheurs de l’Université de Californie viennent d’y découvrir son origine. Selon ces derniers, notre propension à l’optimisme reposerait sur notre bagage génétique. Après plusieurs années de recherches, ces spécialistes américains auraient mis le doigt sur ce qui semble être l’origine génétique de l’optimisme et de l’estime de soi. Le tout dépendrait d’une hormone qui favorisait les interactions sociales, amoureuses ou impliquant la coopération, l’attachement et la sympathie. Le gène de l’optimisme prendrait sa source dans l’ocytocine. Je vous fais grâce de tous les noms scientifiques rattachés à cette étude très sérieuse après tout. Mais il me semble qu’il y a rien de nouveau sous le soleil.
Notre capacité au bonheur, à la joie de vivre, à l’optimisme n’est-elle pas directement liée à nos géniteurs? Nous sommes en quelque sorte un brin semblable à nos parents, optimistes ou pas. C’est vrai, plus souvent qu’autrement. Nous héritons en grande partie des traits de caractère de nos parents qu’on le veuille ou pas. La façon de voir un verre d’eau que l’on reçoit, à moitié plein ou à moitié vide, est aussi profondément liée à notre environnement immédiat. Nous sommes influencés dans notre façon d’être et dans notre discours par ceux et celles avec qui nous partageons le quotidien de nos vies. L’optimisme chez l’être humain s’exprime généralement par une perception positive du monde et de la vie. C’est la tendance à voir le bon côté des choses, à penser du bien des gens, à considérer que des événements fâcheux, catastrophiques prendront une tournure positive quoi qu’il en soit. Pour l’optimiste, il y a toujours une solution prochaine aux problèmes qui ne cessent de miner le moral des troupes..
Cet optimisme peut être un moteur d’initiatives créatrices devant des problèmes apparemment insolubles. Cela n’a rien à voir avec la naïveté béate de certains hurluberlus aux allures loufoques. Certaines études démontrent éloquemment que les optimistes apportent un bien-être et une source importante d’estime de soi. . Les personnes ayant un regard optimiste bénéficient grandement de leur perception de la vie et des événements. Globalement, toutes les études le démontent éloquemment, les optimistes entretiennent une bonne estime d’eux-mêmes, vivent plus longtemps et en meilleure santé; sont plus satisfaits de leurs relations et de leur vie; réussissent davantage dans tous les domaines de leurs occupations; sont plus nombreux à s’estimer heureux; sont rarement aux prises avec la dépression; sont nettement moins stressés, plus sereins et confiants; sont plus actifs et plus enclins à prendre des initiatives; sont plus sympathiques somme toute. Tout un bilan!
Quoi qu’il en soit, ce sont les valeurs qui nous habitent, qui orientent notre agir à travers les hauts et bas du parcours sinueux de notre vie. Tout ce que nous disons et faisons expriment des valeurs qui nourrissent nos convictions et nos comportements. Pour retrouver le sens de notre parcours et de notre être au monde, ne faut-il pas creuser dans l’essentiel de nos valeurs? Il en faudra de l’optimisme pour freiner le vent de corruption et le climat de morosité qui règnent dans la province. Mais ce brin d’optimisme naîtra dans la mesure où les citoyens seront écoutés, compris et soutenus. On peut perdre ses clefs, son temps ou ses illusions, tant que l’on garde espoir, il n’y a pas au fond de quoi s’énerver outre mesure. L’écrivain français Romain Rolland disait : « Même sans espoir, la lutte est encore un espoir ». Allez, le meilleur est à venir!